Depuis quelques années, pour lire des livres érotiques, nous n’avons plus besoin de nous cacher… Pour ma part, je trouve cela très agréable. Bien qu’assumant ce genre de lecture (sinon je ne les chroniquerai pas et n’en parlerai pas), je ne suis pas spécialement partante pour les lire dans les lieux publics. J’ai donc profité de mes après-midi de repos du weekend pour découvrir « Le salon des poupées ». Le titre n’est pas explicite mais la couverture n’est pas des plus discrètes…

Le salon des poupées

Le résumé (quatrième de couverture) :

La nuit, Vanessa erre dans les rues obscures, en quête d’aventures. A son retour, elle retrouve son gentil mari. Ensemble, ils jouent à la poupée. Et c’est Vanessa, bien sûr, qui fait la poupée…

Une très étrange et très vicieuse histoire d’amour. Un joyau de la plus pure pornographie.

 

Mon avis :

Pour commencer, j’aurai du lire jusqu’au bout le résumé et ne pas m’arrêter au fait qu’il s’agit d’un couple qui jouait à la poupée. En effet, il s’agit bien de pornographie et non d’érotisme. Si j’apprécie le second, j’ai beaucoup plus de mal avec le premier… Je me suis laissée avoir par le nom de la collection lectures amoureuses donc je m’attendais à plus d’amour, de séduction, de suggestion.

Vanessa et Effixe (François-Xavier) sont un couple avec des besoins sexuels assez étrange.

Commençons par ceux du mari. Il aime que sa femme ressemble à une poupée. Autrement dit qu’elle soit totalement immobile, totalement silencieuse… Il se sert d’elle comme une poupée gonflable, jamais de pénétration juste des caresses…  En parallèle, j’ai eu l’impression qu’il faisait tout dans son comportement, dans ses mots… pour infantiliser Vanessa. Il prend son pied comme ça. Pourquoi pas…

Afin de pouvoir prendre aussi du plaisir, Vanessa part à la recherche d’inconnus pour qu’ils la violent. Qu’elle cherche du plaisir ailleurs d’accord mais la recherche du viol m’a vraiment posé problème. Ce qui est d’autant plus perturbant c’est qu’après l’acte sexuel, elle pleure, on sent qu’elle a vraiment vécu ça comme un viol pourtant elle recommence… Je pensais que son comportement était dû aux besoins de son mari mais absolument pas, depuis son adolescence, elle se comporte ainsi…

Peut-être n’ai-je pas bien compris les besoins des personnages mais c’est ainsi que je les ai ressenti à ma lecture.

Je ne connaissais pas le style de Eve Arkandine. Je l’ai trouvé par moment vulgaire (assez souvent), d’autres fois plus soft. La vulgarité m’a dérangé. De nombreuses répétitions étaient lassantes notamment venant de Florence, l’amie de Vanessa.

Vous l’avez compris, je n’ai malheureusement pas été conquise par ces 122 pages de récits tantôt érotiques mais principalement pornographiques…

 

L’auteure (présentation de l’éditeur) :

Eve Arkandine n’est pas une « pornographe de bas étage ». Elle écrit pour donner du plaisir à ses lecteurs, c’est un fait, mais aussi pour s’en donner à elle-même. Jamais ajoute-t-elle, elle n’a eu autant de plaisir qu’en écrivant ce qu’elle aurait aimé subir. Et peu importe de savoir qui se cache derrière ce mystérieux pseudonyme, cette plume avérée, risque d’enflammer vos sens.


La maison d’édition :Edition La musardine

Créée au milieu des années 1990, La Musardine est une maison d’édition spécialisée dans l’érotique mais aussi une librairie érotique parisienne.

Envie de le rendreune visite virtuelle, c’est par ici.

Pour aller dans leur librairie ça se passe ici :

La Musardine

122 rue du Chemin Vert

75011 Paris

Métro Père Lachaise

01.49.29.48.55

La musardine (librairie)

 

Merci aux éditions La Musardine pour leur confiance et l’intérêt qu’ils portent aux Bouquinautes.