Cette semaine pour mes découvertes livresques j’ai choisi de vous parler d’«Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires» de Brandon Sanderson, de «L’impératrice des éthérés» de Laura Gallego Garcia et de «La Belle et la Bête» de Madame de Villeneuve (album illustré par Etienne Delesert).

  1. «Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires» de Brandon Sanderson

 

 Alcatraz Smedry

Présentation de l’éditeur: Je m’appelle Alcatraz. J’ai treize ans, je suis orphelin et je ne suis pas un gentil. Laissez-moi vous dire une bonne chose: si un vieux bonhomme à la santé mentale douteuse débarque chez vous sous prétexte qu’il est votre grand-père et que vous devez l’accompagner dans une espèce de quête mystique… refusez sans hésiter. J’ai été obligé d’enfreindre cette règle; c’était un cas de force majeure. Mais croyez-moi, c’est à ce moment-là que mon destin a basculé, direction sacrifices, dinosaures, magie noire et infâmes bibliothécaires.

Mon avis

Alors là, j’adore! Je suis complètement sous le charme de ce premier tome d’une série qui s’annonce absurde à souhait avec son lot de dons farfelus mais puissants. Dès le départ, l’auteur nous offre un récit d’action avec comme personnage central un adolescent peu ordinaire qui a la capacité de détruire tout ce qu’il touche. Cela relève plus de la malédiction que du don me direz-vous vous et pourtant Alcatraz est l’espoir de la famille Smedry. Au début de l’histoire, le lecteur se pose beaucoup de questions sur ces fameux Talents, comme celui de Papy Smedry qui arrive toujours en retard. Ce n’est qu’au fur et à mesure que l’on va découvrir en quoi la famille Smedry est puissante et pourquoi au début du récit Alcatraz reçoit du sable comme cadeau d’anniversaire. Il y a de quoi en intriguer plus d’un croyez-moi.

Avec «Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires», on rit beaucoup. Le passage avec les dinosaures est tout simplement savoureux! Une belle découverte donc qui vous fera passer un très bon moment de détente pour peu que vous aimiez les histoires déjantées. Si comme moi c’est le cas, cette saga est faite pour vous!

  1. «L’impératrice des éthérés» de Laura Gallego Garcia

 

 L'impératrice des éthérés

Présentation de l’éditeur: Un majestueux palais que l’on croirait sculpté dans la glace, une impératrice aussi sublime qu’ensorcelante, un monde paradisiaque où vivent des êtres purs… La légende du Royaume éthéré fascine les enfants des Cavernes, ces grottes où vivent les hommes. Mais lorsque Bipa, l’une d’entre eux, partira à la recherche d’Aer, un garçon qu’elle adore détester, elle croisera en chemin des créatures animées d’une inquiétante puissance magique. À bien y réfléchir, c’est à se demander si cette terre idéale ne cache pas un désert de givre… et de mort.

Mon avis

Le talent de Laura Gallego Garcia n’est plus à démontrer. Une fois de plus, l’auteure réussit dans un langage simple mais poétique à nous emmener au-delà des limites humaines. Dans cette quête initiatique où rôde la mort en permanence, notre jeune Bipa risque à plusieurs reprises de se perdre elle-même en chemin. D’ailleurs je suis surprise d’avoir trouvé ce roman en rayon jeunesse (et pas jeunes adultes) à la bibliothèque tant le thème de ce roman est dur. Ce n’est pas violent à proprement parler mais beaucoup de protagonistes que rencontrera la jeune fille infligent à leur corps de nombreux sacrilèges afin d’obtenir un idéal de beauté et de perfection. J’avoue que par moments ce livre m’a mise mal à l’aise en voyant ces personnages refuser de se nourrir et tenter à tout prix de faire disparaître leur corps, le poids de leur chair étant à leurs yeux trop lourd à porter. En somme, pour faire simple, au-delà des Cavernes, l’Impératrice demande à ses ouailles de devenir des fantômes dénués de sentiments et de sensations. Je n’en dirai pas plus afin de ne pas gâcher votre découverte.

Plus on avance dans le récit, plus le destin des personnages m’a semblé triste et terrible. Ils vivent dans l’aveuglement et c’est terrifiant par moments. Honnêtement je ne conseillerais pas cette lecture aux plus jeunes, notamment par ce qu’en plus de cette thématique dure ils ne comprendraient peut-être tout simplement pas où l’auteure veut en venir (même si la morale est bien présente).

  1. «La Belle et la Bête» de Madame de Villeneuve et Etienne Delessert

 

 La belle et la bête

Présentation de l’éditeur: Il était une fois »… Cette phrase annonçant des mondes magiques de fées, d’ogres ou de nains, nous l’avons tous en mémoire et en songe. Les contes habitent notre enfance et notre âge mûr. Ils nous offrent des récits palpitants. Ils n’imposent aucune morale mais dessinent, pour nos imaginations ravies, un univers précieux de symboles et de repères psychologiques. Ils nous enrichissent en profondeur, pour toute la vie.

Mon avis

Je ne connaissais que la version de Madame Leprince de Beaumont c’est pourquoi lorsque j’ai su que ce n’était pas la version d’origine j’ai eu envie de la découvrir. En effet, c’est à Madame de Villeneuve que nous devons la première version moderne du conte de «La Belle et la Bête». Bien qu’il n’y ait que quelques différences entre les deux versions, j’ai retrouvé les éléments clés qui ont fait le succès et la notoriété du conte. Une lecture sympathique donc mais sans plus étant donné que le récit de Madame Leprince de Beaumont est d’une aussi grande qualité. Ceci dit, je n’ai pas du tout aimé les illustrations d’Etienne Delessert. Elles sont assez particulières et je n’ai pas trouvé qu’elles correspondaient avec les passages du récit en vis-à-vis. En réalité, les dessins représentent plutôt des scènes fantasmagoriques issues de certains tableaux de Botticelli par exemple et autres représentations de la Renaissance.

Voilà pour mes découvertes livresques de cette semaine. Vous aimez ces ouvrages ou vous en avez lus d’autres? N’hésitez pas à laisser vos impressions en commentaire.

A bientôt pour de nouvelles découvertes!

~Melissande~