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Résumé de l’éditeur:

« Et si vous pouviez prendre l’apparence de n’importe qui ?

Dans le monde d’Izana, il y a le dedans et le dehors. Le dehors, c’est tout ce qui s’étend au-delà des murs de la maison : le soleil, les arbres, les autres… tout ce qu’elle n’a jamais vu autrement que dans ses livres ou à travers les carreaux. Car depuis sa naissance, elle vit recluse, bien à l’abri entre quatre murs. Un jour, poussée par la curiosité, la jeune fille décide de braver l’interdit et de s’aventurer à l’extérieur. Bien mal lui en prend – elle comprend que son visage est si effroyable qu’il ne peut être montré au grand jour.

Car si d’ordinaire, la laideur n’est pas un crime, il règne dans le village une terrible superstition. Autrefois se seraient affrontées une sorcière d’une grande laideur et une prêtresse d’une grande beauté : la première, victorieuse, aurait volé son apparence à la seconde. Depuis lors, toute petite fille laide née une certaine année est tuée sur-le-champ, sous peine de porter malheur aux habitants. Cette légende est même le thème d’une pièce de théâtre qui se joue chaque été. Izana y découvre pour la première fois, dans le rôle de la prêtresse, sa propre cousine. Née la même année qu’elle, Namino a été épargnée grâce à sa beauté extraordinaire…

Jusqu’où iriez-vous pour obtenir la beauté du diable, pour prendre le visage de votre choix ? À quel point l’apparence d’un être influence-t-elle son destin ? Dans une petite ville à l’atmosphère envoûtante, où des légendes séculaires restent terriblement vivaces, une adolescente marquée par le sort décide de briser les chaînes de son destin. »

Mon avis:

Izana est un roman qui m’a captivée du début à la fin. Sous ses airs de contes et de légendes japonaise, des termes sérieux sont abordés.

J’ai vraiment beaucoup apprécié le style de l’auteur, simple, fluide mais tranchant, presque sans émotion. Pourtant, cette lecture ne peut pas nous laisser indifférent.

Nous voyons Izana grandir et se construire petit à petit. Le fait que nous ayons plusieurs points de vue est vraiment super car cela nous permet de connaître presque tous les détails de l’histoire.

Rien n’est oublié.

Quand la jeune fille découvre la vérité sur la légende et le reste, c’est une explosion de colère qui surgit en elle. C’est terrible et poétique en même temps. Une fin que j’ai adorée et qui me donne tellement envie de découvrir le manga Kasane qui raconte la vie de la fille d’Izana.

Je suis très friande de ce style de roman, dans la même lignée bien que différent des King’s Game. C’est vraiment typique de la littérature japonaise, ce style froid, percutant et à la fois remplit de douceur. Un mélange qui nous fait ressentir des émotions intenses. Un roman qui nous interpelle bien après notre lecture terminée.

Dès les premières pages nous sommes entraînés dans un univers sombre et angoissant. Les chapitres défilent à une allure folle. J’ai eu du mal à décrocher de l’histoire tant le rythme est prenant.

Superstitions, légendes, angoisse, tout s’emmêle pour nous faire passer un moment de lecture inoubliable !

Merci à Emily et Lumen éditions pour cette superbe lecture!