Image7Anciennement publié sous le pseudonyme de J. B. Linvingston, les anciens Dossiers de Scotland Yard sont réédités depuis 2011 sous le nom réel de l’auteur, Christian Jacq. Pas forcément éloignées de ses sujets de prédilection, Christian Jacq nous offre des enquêtes vraiment sympas avec un personnage central fort et charismatique bien que décrit comme débonnaire et bedonnant. Souvent associé au superintendant Scott Marlow, l’ex-inspecteur-chef résout des crimes aussi improbables que bien construits.

Les romans, construits sur la même forme que les Hercule Poirot d’Agatha Christie ou les Sherlock Holmes de Sir Arthur Conan Doyle, sont aussi variés que bien documentés. C’est quelque chose que je dois reconnaître chez Christian Jacq, ses romans ont une base de connaissances solide. C’est d’ailleurs intrinsèquement lié à son personnage central qui est un peu touche-à-tout et très curieux, même s’il apparaît parfois comme trop parfait pour un humain. Mais c’était le cas d’Hercule Poirot et Sherlock Holmes avant lui. Bref, comme auteur de polars, Christian Jacq s’inscrit dans la lignée des romans de polars britanniques classiques. De ceux qui ne sont pas compliqués à lire même si on y reste attacher jusqu’à la résolution du crime.

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CVT_Les-Enquetes-de-lInspecteur-Higgins-tome-23--Le_7117Régulièrement nous retrouvons l’Egypte au cœur des intrigues, comme c’est le cas pour la première enquête Le crime de la momie ou encore dans Le crime dans la vallée des rois. De fait cela découle de la formation initiale de chercheur en égyptologie de l’auteur. Mais la connaissance acquise participe grandement à la qualité des romans. En revanche la temporalité est indéfinie dans la plupart des romans. On trouve facilement que l’atmosphère correspond aux années 30, comme 70 ou bien 2000 (bien que je sois moins encline à apprécier les quelques influences de politique contemporaine qui transpire dans certains romans comme L’école du crime qui fait référence au Brexit de 2016).

SphinxLes événements contemporains sont quelque chose que Christian Jacq ne maîtrise pas très bien à mon sens dans ses romans. Je n’ai pu que m’affliger à la lecture de son dernier roman Sphinx aux éditions XO. Il a essayé de manipuler l’actualité afin de construire une théorie du complot qui semblait plus caduque que crédible et c’était bien dommage car je n’ai pas retrouvé cette atmosphère bien particulière que Christian Jacq sait donner à ses romans.

De fait son personnage principal était aussi caduque et peut charismatique dans son approche d’un fait de société qui est devenu une affaire personnelle. Là où Higgins a un rôle déterminant pour Scotland Yard, le héros de Sphinx est journaliste et a peu d’intérêts professionnel si ce n’est faire le buzz (ou un scoop pour parler en termes journalistiques). Chose que je trouve malsaine dans tous les cas.

Pour avoir lu plusieurs romans des Enquêtes de l’inspecteur Higgins je vous la conseille si vous souhaitez découvrir d’autres titres. Ma préférence va aux romans qui s’articulent autour d’une énigme égyptienne, ou alors Le secret des MacGordon qui est vraiment très bon. J’espère que vous aurez autant de plaisir que moi à les découvrir ou redécouvrir.

-Nyankomarie-