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Présentation de l’éditeur: Ces cent sonnets sont des sourires qui te sont adressés. Ils ont été écrits lorsque j’avais du temps: à l’arrêt d’autobus, sur le quai de la gare SNCF, dans un train, sur une terrasse de café, dans une salle d’attente, sur un coin de table durant un repas ennuyeux, dans mon bureau, dans un magasin de chaussures, en discutant avec ma coiffeuse, en attendant un dessert au restaurant, en marchant en forêt, en essayant une nouvelle chemise, en lisant un livre, en marchant sous la pluie, en savourant un concert, en rêvant devant un arbre, en écoutant converser les sansonnets au-dessus de l’étang des cygnes… Où mènent-ils? Vers la recette de… …de quoi? Ouvre, explore et tu verras…

Présentation de l’auteur: Pierre Thiry est l’auteur de «Ramsès au pays des points-virgules», d’ «Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines» et du «Mystère du pont Gustave-Flaubert»… Il anime régulièrement des ateliers d’écriture. «Prenez une grosse dose de rêve, un gros morceau de culture littéraire, ajoutez autant de références musicales et vous obtiendrez un avant-goût de l’œuvre de Pierre Thiry». (Paris-Normandie 14 Octobre 2014)

Mon avis

Avec «Sansonnets, un cygne à l’envers» (cygne dont on aperçoit le reflet dans l’eau sur la couverture) ou «cent sonnets insignes allant vers», Pierre Thiry prouve qu’il sait manier les mots, les sons et les registres de langue et en jouer à sa guise. Certains sonnets sont un peu déroutants lors d’une première lecture tant l’auteur bouleverse les règles de la poésie, tout en en maîtrisant les techniques. Cependant, on s’habitue vite à ce style singulier et original. De plus, la plupart de ses productions sont très drôles et le lecteur passe un bon moment en compagnie de personnages parfois farfelus tel que Lipo Lapin.

J’ai beaucoup aimé une suite de six sonnets où Pierre Thiry décrivait à chaque fois une nouvelle scène tout en reprenant les mêmes rimes. Voici un exemple: «Le clavier d’ordinateur sous mes doigts fourmille» du sonnet «A la lointaine» devient «Ma fainéantise prolifère et fourmille» dans «Complainte» et se transforme en «Compressés, écrasés, les voyageurs qui fourmillent» dans «Scène de métro» etc. Les jeux de mots, souvent humoristiques, sont succulents. Et l’on se prend à rire devant le langage on ne peut plus familier du cygne s’adressant au nuage qui lui fait de l’ombre.

A la fin de l’ouvrage, l’auteur nous explique comment il est parvenu à créer ce recueil à nul autre pareil. Il fait un clin d’œil ou rend hommage aux plus grands noms de la littérature dans nombre de ses textes. Le lecteur, s’il le souhaite, pourra même tenter de retrouver quel sonnet est un hommage à «A une passante» de Charles Baudelaire. De plus, Pierre Thiry nous offre sa recette pour composer nos propres sonnets. Cela donne un petit côté ludique à son œuvre. Un ouvrage atypique donc mais qui recèle de nombreuses surprises!

~Melissande~