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Résumé de l’éditeur:

« Je suis maudite

J’ai un don

Je suis un monstre

Je suis plus forte qu’un homme

Mon toucher est mortel

Mon toucher est pouvoir

Je veux qu’il me touche

Il ne doit pas m’approcher

 

Je suis leur arme

Je me vengerai »

 

 

Ce roman me faisait envie depuis longtemps. Après tout, j’avais lu pléthore d’avis élogieux alors je me suis enfin décidée à le lire. D’après ce que j’en sais, il devrait même y avoir une adaptation cinématographique ou tout du moins une série.

Nous suivons ici l’histoire de Juliette qui est enfermée dans une sorte d’hôpital psychiatrique depuis 264 jours pour un crime qu’elle aurait commis. Elle est seule, ne voit pas personne et surtout ne parle à personne depuis tout ce temps. Attention ce n’est pas un roman psychologique, ce décor sert uniquement de bas à l’histoire. Juliette possède un don, celui d’un toucher mortel. Toute personne qui entre en contact avec sa peau meurt. Ce qui explique la raison de son internement, car personne ne comprend. Le 265 ème jour, un garçon arrive dans sa cellule, Adam, et vient bouleverser son univers. Juliette est instable mentalement, forcément après un isolement complet tout le monde le deviendrait un peu, et Adam semble vouloir l’aider. Mais les apparences peuvent être trompeuses et la jeune fille va vite se rendre compte que dehors la vie ne s’est pas arrêtée.

Je n’en dirai pas beaucoup plus sur l’histoire pour ne pas spoiler.

J’avoue que j’ai mis un certain temps à rentrer dans le roman. Au début, j’ai trouvé cela un peu plat. L’histoire d’amour qui se dessine avait un goût de déjà vu. Quant à l’aspect dystopique du livre, même si on m’avait prévenu, je l’ai trouvé beaucoup trop effacé. Je crois qu’en réalité ce roman est une romance à part entière. Car au final tout tourne autour de ça durant les trois quarts du livre. Forcément, n’étant pas très adepte des romances, j’ai eu un peu de mal. D’autant plus que les personnages sont assez fades pour ma part durant la première partie.

Juliette est une jeune fille brisée, instable qui ne sait pas ce qu’elle souhaite. Je l’ai trouvée beaucoup trop passive et malheureusement pour moi sa détresse ne m’a pas touchée plus que ça. Je n’ai pas compris le choix de l’auteur en la décrivant ainsi ( même si je me doute que dans la suite une évolution aura lieu), ni le fait de la rendre presque obsédée par Adam et leur relation charnelle. C’était un peu trop too much pour moi.

Adam, est un peu mieux. C’est un garçon fort et sûr de lui. Mais jusqu’à un certain passage, il reste trop gentille, calme et sincèrement ce n’est pas crédible. Par la suite, le personnage devient de plus en plus intéressant, même s’il manque un petit quelque chose pour le rendre parfait selon moi.

Un des personnages que j’ai adoré est Warner. Il s’agit du « méchant » de l’histoire et si je mets des guillemets c’est sans doute car l’auteur sème des indices ici et là qui nous font nous interroger sur ses intentions. Est-il réellement mauvais? Ce personnage est très mystérieux et son apparition a été une bouffée d’oxygène durant ma lecture. Car soyons honnête, la romance mielleuse et guimauve entre Adam et Juliette devient rapidement lassante. Warner est le personnage que j’ai hâte de retrouver dans la suite.

Vers la fin du roman, un autre personnage intervient, Kenji, et j’avoue que pour lui j’ai complètement craqué. Même si avant la révélation finale j’avais déjà deviné. Il n’en reste pas moins que Kenji est censé être un personnage secondaire, qui selon moi devrait être plus présent car il apporte une autre dimension au récit.

Là où je suis vraiment triste, c’est la tournure que semble prendre l’auteur à la toute fin du roman. Je n’en dirais pas grand chose, car c’est un retournement qui mérite de « surprendre » le lecteur. Je suis juste navrée que cela fasse, d’après moi, trop copié-collé d’un célèbre comics (dont je suis fan). L’histoire perd toute son originalité, ce qui est dommage. Je pensais lire quelque chose d’unique et au final je me retrouve avec cette sensation de déjà vu persistante jusque dans les nouveaux personnages qui se dévoilent.

Le point fort du roman reste indéniablement le style de l’auteur. Le récit est du point de vue de Juliette et de ce fait, Tahereh Mafi a su parfaitement retranscrire le trouble que le personnage ressent jusque dans sa plume. C’est poétique et chaotique. Et, rien que pour ça, je vous conseille de le lire. Chaque mot apporte une justesse et une délicatesse à l’histoire.

Ma lecture fut tout de même un agréable moment, pas excellent, mais divertissant. Même si j’ai de nombreuses fois levé les yeux au ciel, rien que pour retrouver Warner et Kenji je lirais la suite. J’espère sincèrement être surprise par l’auteur pour les tomes 2 et 3 et réussir à me détacher de cette vision de « déjà-vu ».