Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui je n’ai qu’un roman à vous proposer en découverte livresque. Mais si je l’ai choisi, c’est pour son originalité.

l'homme objet

Le héros de ce roman commence par… mourir. Mais très vite, alors qu’on emporte son corps, il s’aperçoit que sa conscience est toujours bien vivante, elle. Et qu’elle peut se promener, d’objet en objet. Par tâtonnement, il apprend à se déplacer d’un objet à un autre. C’est en se projetant dans un stylo abandonné sur une table de café qu’il LA rencontre. Elle est belle, et elle se languit d’un mari sans cesse absent. Alors pour rester près d’elle, il se glisse dans son collier, son chemisier, devient n’importe quel objet qui lui permet de l’accompagner.

Pas banal, hein? Ce que j’ai d’abord aimé dans ce roman, c’est sa légèreté. La mort, qui intervient dès les premières pages, est délestée de toute lourdeur et devient une nouvelle vie, une source d’exploration infinie de nouvelles sensations, un véritable jeu d’aventure. De même, lorsque plus tard, il croise d’autres « âmes » établies dans des objets, les rencontres sont conviviales, jamais morbides. C’est ensuite très touchant de voir cet homme sans corps tout faire pour rester près de sa bien-aimée, jalouser son mari tout faire pour les séparer, puis les réconcilier… Ses agissements dans l’ombre ont quelque chose de cocasse et d’attendrissant. J’ai passé un excellent moment avec ce petit roman parfait pour l’été!