Bonjour, aujourd’hui on se retrouve pour un nouveau talent à découvrir absolument.

Je souhaitais vous parler de Perrine Rousselot qui est certes une auteur, mais également éditrice et fondatrice de la maison d’édition Kirsunegari Editoions. Elle a eu la gentillesse de répondre à quelques questions.

Elle possède déjà à son actif deux romans: La Guerre des éléments Tome 1 Avril et le Tome 2 Katia. Sa prochaine sortie se prépare pour mai 2016 et promet d’être vraiment intrigante.

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Perrine Roussselot est née en 1982 dans la ville où coulent les bulles, près de la cathédrale où furent sacrés les rois de France. Comme elle était  bonne en maths, elle fit une école d’ingénieur et travailla 4 ans dans la sûreté nucléaire entre Avignon et Narbonne. Mais ce travail, bien que lucratif, l’ennuyait et elle avait toujours aspiré à être une artiste. Elle démissionna donc en 2010 et suivit son mari en Auvergne. L’ennui au bureau aidant,elle avait commencé à poser quelques lignes d’un projet de roman. Néanmoins, ce n’est qu’en 2011 que naît l’idée du premier tome de la saga La Guerre des Éléments, un dimanche matin au réveil. Les premières images du premier chapitre venaient d’apparaître dans son sommeil.

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Perrine Rousselot lors d’une rencontre avec Maxim Chattam

Bonjour Perrine et merci d’avoir accepté cette interview, pour commencer peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

« Bonjour, je m’appelle Perrine, j’ai 33 ans, je suis maman de petits de 5 et 3 ans, prénommés Iris et Aurélien. »

Peux-tu nous décrire ton univers ?

« Par la fenêtre, le Puy de Dôme et la chaîne des Volcans d’Auvergne sous la pluie, le vent et les nuages. Aujourd’hui, c’est la tempête.

Dans ma tête, une envie de retourner en adolescence et de parler de cette période qui m’a beaucoup changée et marquée avec d’autres ados. C’est également à cette époque que je suis entrée dans l’imaginaire, bien plus par la télévision (période X-Files/Buffy) que par les lectures qui restaient celles de ma mère et que j’aime toujours autant aujourd’hui — même si j’ai bien élargi le panel depuis — le roman historique. »

Qu’est-ce qui t’a poussé à écrire, et par la suite te faire éditer ?

« L’ennui au bureau d’abord, en bossant en bureau d’étude devant un PC, il est aisé quand les tâches n’arrivent pas d’ouvrir un traitement de texte pour y coucher quelques phrases. »

Peux-tu nous parler de la genèse de ton premier roman ?

« Le tout premier ? Il en est à 10 000 mots et je ne sais pas si je le finirai un jour. Il a commencé dans les circonstances décrites à la question précédente. Il part d’un schéma de base étudié en CM1 avec notre maître qui avait pour projet de nous faire écrire un roman tous ensemble. Il s’est vite rendu à l’évidence qu’il n’arriverait à rien avec nous !

Le premier fini, c’est la Guerre des Éléments. Celui-ci est parti d’un rêve. Une jeune fille dans un bus, la nuit. Une étrange bestiole lumineuse vole de l’autre côté de la vitre. Quand l’adolescente arrive chez son petit ami, celui qui l’accueille n’est pas celui auquel elle s’attendait. »

Quelles sont tes sources d’inspiration ?

« Tout ce que je vois, entends, tous ceux que je connais, les lieux que je parcours. »

As-tu un rituel d’écriture, ou peux-tu écrire partout ?

« Même si je note des fois quelques mots sur des carnets, je n’écris que devant mon ordinateur et dans le silence. Étant mélomane, mon esprit finirait par m’entraîner vers la musique s’il y en avait une. »

Comment s’est déroulée ta première approche du monde de l’édition ?

« Je me suis fait avoir par les maisons d’édition à compte participatif… Du moins, j’ai failli. Ma meilleure amie m’a sauvée. »

Il y a 2 ans, tu as créé ta propre maison d’édition (ndlr: Kitsunegari Editions), peux-tu nous expliquer ce qui t’a poussé à faire ce choix ?

« La raison ci-dessus ! Après 2 ans auto-éditée, j’ai appris à connaître de nombreux auteurs et maisons d’édition sur le net principalement et voir tous ces jeunes, bien souvent des mineurs, se faire happer par ces maisons sans scrupule me faisait mal au cœur.

En décembre 2013, j’eus la chance de rencontrer personnellement Maxime Chattam, qui dans son discours, insista sur le fait qu’« on ne devait pas payer pour être édité ».

J’avais la chance d’avoir un mari pouvant assurer financièrement le train de la famille et un peu de sous de côté, j’ai décidé en janvier 2014 d’ouvrir ma propre maison dans l’espoir de sauver quelques auteurs de talent !

Ça pourrait paraître pédant, mais j’ai l’âme d’un qilin. Je suis un dragon épris de justice et d’harmonie ! »

 

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Site internet de Kitsunegari Editions

Peux-tu présenter Kitsunegari Editions à nos lecteurs ?

« Kitsu est une maison d’édition à compte d’éditeur spécialisée dans les littératures de l’imaginaire. Nous n’éditons que du roman, pas de nouvelles, pas d’albums, ni de BD/Manga.

Le nom vient de l’épisode 8 de la saison 5 de The X-Files et signifie Chasse au Renard en Japonais. D’où notre mascotte Ed, le renard et le surnom affectueux de Maman Renard que me donnent mes auteurs/mes renards. »

Si tu devais résumer en quelques mots la ligne éditoriale de Kitsunegari Editions ?

« Aux Frontières du Réel ;-). »

Comment arrives-tu à concilier l’écriture, ton travail d’éditrice, et ta vie de famille ? As-tu réussi à trouver un équilibre ?

« Au départ, très difficilement, les six premiers mois, ma fille et mon fils n’allaient à la crèche que deux demi-journées par semaine. Je travaillais lors de leur sieste et le soir. À la rentrée de septembre 2014, ma fille commença l’école et je pus mettre mon fils 3 jours à la crèche. Les trois jours désormais consacrés exclusivement à Kitsu et j’essaie (oui, j’essaie) de ne plus travailler quand mes enfants sont rentrés.

Au final, le travail pour Kitsu est assez saisonnier d’une certaine façon. Hiver et printemps, je bosse sur les manuscrits, lecture, correction, relecture, mise en page, couverture, etc. jusqu’à la sortie en mai. Eté et automne sont rythmés par les salons le Weekend, histoire de vendre pour gagner de quoi pouvoir lancer de nouvelles sorties l’année suivante.

Eté et automne sont donc plus légers en semaine et j’essaie d’en profiter pour écrire.

C’était le planning, l’an dernier et il est bien parti pour se répéter en 2016. »

Dans un contexte d’édition de plus en plus « difficile », quel regard portes-tu sur l’avenir de ta maison d’édition et sur l’édition en général ?

« Je ne suis pas sûre que le contexte soit de plus en plus difficile. Je pense qu’il a toujours été difficile. Il ne faut pas se leurrer, l’édition est une vraie jungle, mais je pense que si l’on a un peu de bon sens et que l’on sait gérer un budget, on peut s’en sortir quitte à ne faire paraître qu’un très petit nombre de nouveautés annuelles. »

As-tu une anecdote concernant l’édition ou tes romans à nous faire partager ?

« *angoisse de la page blanche* ou encore « joker »

En fait, je pourrais raconter de nombreuses anecdotes, mais j’ai bien peur qu’elles soient au final très ennuyeuses XD »

Que peux-tu nous dire concernant ton prochain roman à paraître  et tes futurs projets ?

« Contrairement à La Guerre des Éléments dans lequel j’avais inventé un univers original bien à moi, j’utilise dans Jusqu’à l’Aube (à paraître en mai 2016) les créatures et démons du folklore international, des plus connus aux plus secrets. Il est écrit à la troisième personne (La Guerre Des Eléments était écrit à la première) et met en scène un chasseur accompagné d’une jeune chamane. Un mélange des séries Buffy et Grimm, principalement ou encore de Supernatural selon mon renard/bêta-lecteur, n’ayant pas suivie moi-même cette série.

Quant à mon précieux, celui dont je parlais plus haut, commencé il y a longtemps, j’espère bien m’y mettre sérieusement cette année [en été, si vous avez bien suivi]. Il s’agit d’un road trip/thriller ésotérique sur les traces de Jeanne d’Arc. Toujours en YA.

Et sinon, j’ai eu l’idée d’une dystopie pendant les vacances, on verra ce qu’on en fait. »

Quels conseils donnerais-tu à de jeunes auteurs souhaitant se faire publier ?

« Ne balancez pas votre manuscrit à toutes les maisons que vous trouvez ! Renseignez-vous un tant soit peu sur elles. Vérifiez d’abord que votre ouvrage correspond bien à la ligne éditoriale, ensuite que les soumissions sont ouvertes. Beaucoup de petites maisons n’ouvrent leurs soumissions qu’un mois par an. Achetez l’un de leurs ouvrages pour constater de la qualité de correction, de mise en page, d’impression.

Vous avez reçu un contrat ? Étudiez les petites lignes et n’hésitez pas à le faire lire par d’autres auteurs de votre connaissance. Au pire sur des forums d’entraide. »

Tes auteurs favoris ?

« Maxime Chattam et Mireille Calmel, Ai Yazawa, Kanan Minami et Nana Haruta [manga], Alex Alice [BD]. »

Tes romans favoris ?

« Le 5ème Règne de Maxime Chattam, la parfaite alliance thriller/ado.

Avril, tout simplement, de Martina Murphy, l’histoire de ma vie ou presque, je précise que mon pseudo était Avril avant cette lecture et vous comprendrez à quel point ce livre m’était destinée XD. »

Un mot pour la fin ?

« Ma devise à méditer : « ne veille pas à ce que les évènements arrivent comme tu veux, mais veille à ce qu’ils arrivent comme ils arrivent et tu couleras des jours heureux » . »

 

Merci encore d’avoir accepté l’invitation. Si vous souhaitez en savoir plus sur son univers je vous invite à vous rendre sur sa page facebook ( Perrine Rousselot Auteur) ou sur son site internet (www.perrinerousselotauteur.com). Concernant sa maison d’éditions vous la retrouverez également sur Facebook ( Kitsunegari Editions) ainsi que sur leur site internet  ( www.kitsunegari-editions.com).  D’ailleurs on me souffle dans l’oreillette qu’en ce moment pour fêter les 2 ans d’existence de la maison d’édition un super code promo est offert!

Si vous aimez les littératures de l’imaginaire, je suis certaine que son univers vous transportera!