Cette semaine je vous propose de découvrir trois ouvrages divers. Certains m’ont parlé plus que d’autres mais tous ont pour objectifs de poser des questions de moralité au lecteur. Je vous laisse découvrir de quels ouvrages il s’agit.

manuel-du-guerrier-de-la-lumiere-597809« Les guerriers de la lumière se reconnaissent au premier regard. Ils sont au monde, ils font partie du monde. Souvent ils trouvent que leur vie n’a pas de sens. Mais ils n’ont pas renoncé à lui en donner un. Ils s’interrogent, refusent la passivité et le fatalisme. C’est ce qui fait d’eux des guerriers de la lumière. »

Cet ouvrage de Paulo Coelho donne un sens aux bonnes actions que tout un chacun peut avoir. Le guerrier de la lumière n’est pas forcément un homme ou une femme de pratique religieuse comme on pourrait le croire. On comprend certes que le message est essentiellement religieux mais on comprend également qu’un homme de principe correspond au profil dressé par l’auteur.

Néanmoins, bien que les considérations humaines et spirituelles peuvent donner une ligne de conduite pour cohabiter avec son prochain, l’ouvrage contient trop de « leçons » pour moi. Intense pour un si court ouvrage, je me suis lassée bien avant la fin. J’ai trouvé cet ouvrage redondant dans ses considérations humaines et dans son discours sur la lumière.

livre-l-alchimiste-de-khaim-2133-0« A Khaim, pour chaque sort lancé, des ronciers vénéneux et indestructibles envahissent le monde. L’usage de la magie est un crime puni de mort mais pourtant, lentement et sûrement, les ronces dévorent tout … Après y avoir consumé ses biens, sa vie et sa famille, un alchimiste trouve enfin la formule pour les détruire. Croyant fortune faite, il va trouver le maître de la cité … »

L’alchimiste de Khaim est un roman un peu déroutant. Une part de vie de l’alchimiste de la ville de Khaim. Paolo Bacigalupi nous présente un conte qui interroge la moralité du pouvoir et de la manipulation de la magie.

En souhaitant détruire le roncier qui ronge un peu plus le territoire du royaume, il condamne sa propre pratique. Le roncier, attiré par la pratique de la magie, déploie ses tiges sarmenteuses et ses pétioles en rongeant toutes vies qu’il touche.

La question morale soulevée par ce conte est importante notamment par rapport aux conséquences néfastes que peut avoir une bonne intention. J’ai cependant trouvé e texte fort court et inabouti. En effet, la fin est une ouverture vaste au possible e concluant pas réellement l’aventure de l’alchimiste.

rGo9o6Q90mTbBngIOjz7NLW06k0« Un noble guerrier, prêt à tout pour honorer une promesse de rendez-vous, à la neuvième lune, quand fleurissent les chrysanthèmes ; une femme aimante séparée de son époux par la guerre, qui l’attend fidèlement dans leur maison dans les roseaux, au sein d’un village dévasté ; un moine réincarné en carpe géante; une épouse trahie et morte de désespoir, transformée en spectre furieux par la jalousie… »

La maison dans les roseaux est une sélection de quatre contes japonais extraits des Contes de pluie et de lune d’Ueda Akinari. Ces contes n’ont pas vieillis, n’y le style de l’auteur. Ueda

Akinari a vécu au XVIIIe siècle donc ces contes sont anciens et portent encore beaucoup de mystères. Il n’y a aucune altération dans ces courts récits fantastiques. Ces quatre contes présentent chacun une histoire de vie inachevée. Qui allie mort et vie inachevée pense aux fantômes d’êtres qui ont été aimés ou qui ont peur d’être oubliés. Amour, vengeance, réincarnation et démons, ces contes donnent un avant goût d’un recueil empli de promesses fantastiques.

J’ai beaucoup aimé ce trop court recueil. Ces jolies histoires font voyager l’imagination. Etant très attirée par les créatures fantastiques japonaises faisant partie intégrante du folklore japonais, j’ai savouré ces récits qui nous transportent ailleurs, en un autre temps, où les évènements fantastiques étaient une réalité.

-Nyankomarie-