470-355-Bateau_de_papier_EzEvElCe sont de petits textes que nous proposent les éditions Balivernes. Engagées aux côtés de trois autres éditeurs indépendants (Ane Bâté éditions, Editions du Jasmin, Philomèle Editions) dans ce qu’ils nomment le collectif Bateau de papier, les éditions Balivernes proposent un petit livret présentant deux textes engagés dans l’aide aux réfugiés. Les bénéfices seront reversés à l’association Singa France.

Ces textes sensibilisent un jeune lectorat à la perception de l’actualité et à la réaction humaine et enfantine des jeunes face à la migration des peuples. Ils sont à la fois simples, à l’image d’une réflexion d’enfant, et intelligents, engageant de fait une réflexion sur l’humanité et sur la mort.

L’enfant qui voulait boire la mer de Chantal Péninon.

Une fillette nous offre une réflexion poussée sur la photographie de l’enfant décédé par noyade et qui a fait le tour de l’Europe.

C’est un sujet délicat qui a lancé le débat de l’accueil des immigrés de guerre. La manière dont Chantal Péninon amène cette réflexion par le biais d’une enfant est intéressant car elle nous amène à voir la réflexion sur la mort d’un innocent et sur la responsabilité parentale dans la survie d’un enfant mais également dans la compréhension de la mort. Le mensonge n’est pas forcément une bonne chose même si c’est dans le but de protéger cette innocence parce que les enfants s’en rendent compte.

Mama mam’ba de Magali Turquin.

C’est un poème d’un jeune africain décédé dans un accident d’avion. Le message s’adresse à sa mère mais touche le lecteur enfant et adulte. Le message est sensible, c’est le rêve d’une terre où l’on vit mieux. Mais ce n’est pas le message principal. En tout cas, ce n’est pas celui que j’ai compris comme étant le plus important. A mes yeux, c’est le discours sur la mort qui est, ici aussi, important. Le message d’amour à sa mère, un message d’espoir pour d’autres. Le message est diffusé avec douceur et amour, facilement compréhensible. Le message c’est le risque que prennent toutes ses familles pour avoir une vie meilleure.

Ce ne sont certes pas des récits joyeux, mais ils font sens. Ils ne sont pas violents ou agressifs, ce n’est pas une prise de position politique ou sociale. Ce sont des textes qui font réfléchir et qui racontent l’histoire de quelques uns et de la compréhension des autres. Pour les jeunes lecteurs ces textes permettent une compréhension de la situation de ces familles et de leur hébergement. Ca a été un réel plaisir de les découvrir et également de vous amener à les lire ou à les faire lire. Je remercie donc grandement les éditions Balivernes et vous encourage à acheter ce livret. Il ne coûte qu’1,50 euros pour un beau message à diffuser.

-Nyankomarie-