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« Les événements terribles qui se sont déroulés en Égypte ont marqué Jade et ébranlé ses certitudes. Peut-elle encore se fier aux Chevaliers de Saint-Michel pour vaincre les enfants d’Erebus ? Et a-t-elle le choix ? Jusqu’aux confins de l’Antarctique et de ses effroyables secrets, tous les moyens sont bons pour être victorieux. »

Voici donc la fin de cette trilogie hallucinante. Hallucinante car les créatures visqueuses sont toujours présentes et bien plus vigoureuses. Ce troisième volume nous sert des révélations à ne plus savoir qu’en faire et une manipulation malheureusement acceptée par l’héroïne. Jean-Luc Marcastel s’est lâché sur la narration. Cet épais volume de 542 pages clôt assez brusquement cette trilogie.

Le style de l’auteur n’a pas changé sur l’ensemble de la trilogie. On retrouve les mêmes points forts et les mêmes faiblesses.

Les points forts:

L’intrigue se fonde sur une histoire ancienne dont on apprend les clés. Les fondamentaux pour la comprendre sont clairement énoncés avec récits enchâssés les uns dans les autres. Nous avons enfin les réponses aux maintes questions de l’héroïne mais aussi à celles du lecteur.

Les personnages ont des évolutions intéressantes. Bien entendu ils fonctionnent par binômes puis par couples. On remarquera l’importance de la manipulation au sein des « gentils », de l’Ordre de Saint-Michel, et des questions métaphysiques soulevées par la prétendue immortalité. Le personnage charismatique de Géraud de Morlon est devenu assez antipathique à mes yeux. Dans son combat contre les enfants d’Erebus il est profondément égoïste et manipulateur. C’est bien par ce qu’il est charismatique que Jade accepte tout son plan.

Le personnage de Jade est égal à lui-même. Il y a une grande constante. En revanche, son incapacité à faire preuve d’égoïsme ou d’un minimum d’individualité m’a légèrement excédé à la fin. Elle se laisse manipulée par Morlon afin de lutter contre les créatures de ce monde ancestral.

Les points négatifs:

L’histoire est trop longue. Comme souvent dans les romans de Jean-Luc Marcastel, l’auteur laisse son côté conteur prendre le dessus sur l’intégrité de l’histoire. Il délaye un peu trop la sauce par moment, ce qui créée des longueurs. Mais à part cela, le roman est très actif. On va de surprise en surprise.

Sinon ce que je trouve grâve à ce niveau-là, c’est l’absence de travail de relecture de la part des éditions J’ai lu. Ici encore on a des incohérences d’interlocuteurs à certains endroits et des fautes d’orthographes. C’est pour moi l’un des gros voire énormes bémols de ce roman.

Bref, un bon roman qui aurait pu être meilleur (mis à part le parti pris sur les personnages dont j’ai discuté puisque cela ne concerne qu’un goût personnel). Mais bon les romans de Marcastel, reste de Marcastel on voyage et on vit l’aventure à chaque fois !

-Nyankomarie-