mandela-le-portrait-autorise-465603-250-400C’est un épais volume. Il pèse dans les 800 grammes.

800 grammes. Ce serait donc le poids de la vie d’un homme. Le poids du mythe, de l’espoir, de l’histoire. Le poids du courage.

On a tous entendu parler de Nelson Mandela. On sait tous vaguement ce qu’il représentait : une vie de lutte, des années d’emprisonnement, mais surtout la fin de l’Apartheid et l’émergence de cette Afrique du Sud qu’on appelle « arc-en-ciel ». Bien souvent, nos connaissances s’arrêtent là, à quelques images, quelques faits. Si l’on n’ose aller jusqu’à parler de « bible », on peut tout de même affirmer que Mandela, le portrait autorisé est une référence.

Ce dense ouvrage retrace la vie de « Madiba », prix Nobel de la paix, mais fonctionne aussi comme un puzzle ou une mosaïque. À l’image de cette sculpture qui révèle son portrait selon l’angle d’où on l’observe, ce livre offre de multiples points de vue : de nombreux témoignages d’amis et de proches, de compagnons de lutte, de personnalités (Bill Clinton, Bono, Tony Blair, Mohamed Ali, etc.), une riche collection de photographies, parfois drôles ou émouvantes (avec son petit-fils page 245 !), une interview qui laisse entendre le ton de Mandela.

Personnellement, j’ai surtout été fascinée par les lettres présentées dans l’ouvrage, cette écriture propre et nette, cette précision dans les mots.

Superbe mise en page, couverture rigide et papier épais, on croirait presque à un livre d’art. De quoi aller plus loin que la simple image de cet éternel sourire.

Mandela, le portrait autorisé, texte de Mike Nicol, traduction d’Hanna Agostini et Valérie Feugeas, éditions Acropole, 29,90€.