J’ai toujours entendu dire qu’Allia, c’est une valeur sûre. Que tout ce qui est publié chez eux est bon. J’ai testé et approuvé avec deux tout petits livres ethnographiques absolument passionnants.

À fleur de peau. Médecins, tatouages et tatoués.

Ce petit ouvrage, richement illustré, rassemble : une introduction éclairante de Philippe Artières sur ces « hommes-carnets » chez qui le tatouage constitue le « degré zéro de l’autobiographie » ; l’enquête menée par le médecin Alexandre Lacassagne dans les années 1880, tentative de classification des tatouages de criminels ; les témoignages d’une dizaine de tatoués. Tout à fait captivant.

Le petit chaperon rouge dans la tradition orale, d’Yvonne Verdier

Dans cet article, d’abord publié dans le numéro 3 de la revue Le Débat en 1980, Yvonne Verdier (1941-1989), ethnologue et sociologue, auteure de Façons de dire, façons de faire, nous détaille par le menu les différentes versions du conte du petit chaperon rouge, parfois nettement divergentes de celles de Charles Perrault ou des frères Grimm, et nous révèle en quoi celles-ci constituent un véritable parcours initiatique de la jeune fille devenant femme. Elle redonne sens aux détails, du chaperon qui orne la tête de l’héroïne au chemin qu’elle choisit d’emprunter pour se rendre chez sa grand-mère, de la composition de son repas à la façon dont elle échappe au loup. Un texte fascinant qui nous dévoile la symbolique de ce conte populaire, mais aussi la société rurale au sein duquel il s’inscrit.