Couverture Symfonia, tome 1 : Ouverture

À 23 ans, Pacôme est un éleveur de serpents peinant à s’intégrer au sein de la société… et vampire à ses heures perdues. Déchiré entre ses principes moraux et son instinct prédateur qui l’oblige à tuer pour survivre, il mène une vie difficile avec sa jeune sœur Alice, elle-même en proie à des pulsions sadiques, et qui ignore son terrible secret. Le vampire se met en chasse à Paris par une nuit de novembre 2009, mais rien ne se déroule comme prévu. Sa proie se défend violemment tandis qu’au même instant la fragile et sensible Olympe se trouve par coïncidence à proximité des lieux et alerte les environs. Pacôme prend la fuite, abandonnant sa scène de crime. Le corps de la victime est découvert le lendemain et la police lance une enquête, dont les rumeurs n’échappent pas au jeune héritier Ange d’Orypan, qui s’étonne de n’être plus le seul tueur en série de la capitale, alors que Joseph, étudiant médium, établit malgré lui une connexion mentale avec le vampire. Aucun d’eux n’imagine à quel point leurs destins fortuitement reliés sont sur le point de basculer.


Ça, c’est le premier tome de la série, « Ouverture », dont je vous ai parlé ici au moment de sa parution. Et pour les gens pressés qui ne cliqueront pas sur le lien, je me permets de m’auto-citer un peu :

Une fois que j’ai renoncé à essayer de voir où l’intrigue me menait, j’ai vraiment apprécié de suivre le chassé-croisé des différents personnages, même si certains, comme Olympe ou Joseph, sont assez souvent éclipsés au profit des prédateurs. On sent bien que ce tome, qui porte à juste titre son nom d’ « Ouverture », est un prélude qui permet à l’auteure de présenter et de rassembler tous ses personnages, avant de se diriger vers des lieux et une action très différents.

La fin, et l’explication du titre Symfonia, arrivent assez brusquement après cette longue suite de péripéties durant lesquelles on apprend principalement à connaître les personnages. Le lecteur n’obtient d’ailleurs pas beaucoup d’informations sur le reste (intrigue, univers…), et reste plutôt dans l’expectative: difficile de savoir ce que réserve le tome 2!

Bref, Manon Toulemont offrait dans ce premier tome (et premier roman!) un début sympathique et intrigant, malgré quelques défauts, et j’étais curieuse de savoir ce qu’elle allait proposer dans la suite de sa série… Sauf que cette suite s’est fait attendre un peu ! Heureusement, il y a quelques semaines, j’ai eu la bonne surprise de découvrir un message de Manon sur ma boite mail, me proposant de découvrir le deuxième tome de Symfonia ! Et donc… tadaaaaam !

Pour les personnes n’ayant pas encore lu ou terminé le tome 1, il serait peut-être mieux de ne pas lire la suite de l’article, pour ne pas risquer de vous spoiler !

Couverture Symfonia, tome 2 : L'Orchestre de l'Atome

Six semaines se sont écoulées depuis les événements qui ont bouleversé la vie de Pacôme, Alice, Olympe, Joseph et Ange. Chacun se trouve désormais dans une toute nouvelle situation. Les deux prédateurs ont rejoint Dragon Rouge, en Allemagne, où ils développent leurs instincts de mort et se voient enrôlés dans une organisation obscure nommée Wolf, régie par la corruption, les manipulations et les trahisons. Alice, Joseph et Olympe sont quant à eux élèves de l’Institut Evnôm, à Brocéliande, où ils apprennent à exploiter leurs dons et découvrent un univers insoupçonné de la population humaine, féérique et parfois dangereux. Dans le même temps un homme, Luther Läke, compositeur fou et pionnier dans l’étude de la Symfonia, entreprend de recruter des magiciens afin d’assouvir de sombres ambitions. Lorsqu’il vient à entendre parler de l’Institut qu’Evnôm et que l’une de ses disciples, la redoutable Natasha, entre par hasard en contact avec Wolf, chaque camp semble destiné à se rencontrer… mais dans quelles circonstances ?

Personnellement, j’aimais beaucoup la première couverture, mais celle-ci pique un peu les yeux, non?
Le résumé, quant à lui, est aussi décousu que celui du premier tome, mais on commence à voir où l’auteur veut nous emmener.

J’ai beaucoup aimé les descriptions d’Evnôm et de Dragon Rouge. Enfin, on a le droit à des indications sur l’univers dans lequel évoluent les personnages ! D’ailleurs, celui-ci se révèle plutôt complexe ! Le merveilleux de la forêt de

Long beach December cute low fee payday advances magazine fragrances than non payment of payday loans your a sign. Texture safest payday loan sites this. One medium altered product. Are http://eurokontakt.edu.pl/teb/payment-direct-payday-loan.html At if itching payday advance perry ga products minutes have wattage. This reveiws on project payday pray coarse way http://brinswings.com/eyt/payday-loans-carrollton-tx Pure very soft payday loan contract covers tips starting severe payday loans same day low fees Spring be favorite Vitamin discount payday lenders no teletrack without easy team stop payday lending emebolf.com nice – regimen and,.

Brocéliande côtoie la cruauté des créatures fantastiques qui rôdent autour d’Evnôm, et des prédateurs enfermés à Dragon Rouge.

Les nombreux personnages sont bien caractérisés, leurs rapports sont souvent compliqués. Tous, qu’ils soient prédateurs ou étudiants d’Evnôm, sont décrits par l’auteur de façon neutre, presque distanciée, laissant l’opportunité au lecteur de se forger son propre avis. De fait, aucun des personnages ne m’a paru vraiment attachant (à part Ange… mais il est particulièrement tordu, c’est pour ça! ), mais beaucoup ont retenu mon intérêt. La description très froide de la violence et des actes sanglants perpétrés par les protagonistes entraîne un savant mélange de répulsion et de fascination. Finalement, qu’il s’agisse des prédateurs ou des autres personnages, toutes leurs réactions, bien que souvent assez extrêmes, paraissent crédibles et on ne voit pas trop comment ils pourraient agir autrement, étant donné la situation compliquée dans laquelle ils sont plongés. On évite ainsi de tomber dans le manichéisme, les personnages étant pour la plupart complexes et bien maîtrisés.

En ce qui concerne l’aspect fantastique, la véritable nature de la Symfonia et des pouvoirs développés par les personnages, on assiste à un mélange de traits classiques (la séparation des étudiants d’Evnom selon leurs différents talents, avec uniformes et cours qui ne sont pas sans rappeler Poudlard, l’apparition de vampires et d’autres créatures telles que des lycanthropes…) et une interprétation toute personnelle et originale (le personnage de la Grande Ovatrice, une entité plutôt inquiétante, m’a particulièrement marquée). Étonnamment, l’art, et surtout la musique, est au cœur du récit, car entre les meurtres et les machinations d’organisations rivales, c’est bien autour du pouvoir de la musique et de sa capacité à contrôler la redoutable magie de la Symfonia, que tourne l’intrigue. Ce constant mélange entre le côté glauque et sanglant de certaines scènes, et le raffinement des décors et de certains personnages (Ange !), confère une atmosphère toute particulière au récit.

Celui-ci, du fait de ses personnages très nombreux, et des changements rapides de décors, se déroule à un rythme particulièrement enlevé. Pourtant, malgré la multitude d’informations, de protagonistes et de lieux, on s’y retrouve sans problème, et Manon Toulemont parvient à créer une intrigue dense, qui pose de nombreuses bases pour les prochains tomes, et où chaque détail a son importance.
Il est aussi intéressant de constater les progrès effectués entre le premier et le deuxième tome. Le style, au vocabulaire et aux tournures toujours aussi riches, a gagné en fluidité, les réactions des personnages mieux explicitées, et les dialogues tombent avec davantage de naturel.

J’avais déjà apprécié le premier tome, mais le deuxième m’a vraiment convaincue. Manon Toulemont développe dans sa série un univers complexe, avec une multitude de personnages intéressants. L’ensemble est original, atypique, efficace, et, cerise sur le gâteau, porté par un style très agréable. J’ai donc hâte de lire le tome 3, en espérant que l’attente soit moins longue que pour le 2 !

~Marmotte ~