noob_1Certains lecteurs bien informés penseront s’être trompé de site en voyant le nom de « Noob », la web-série la plus en vogue chez les geeks francophones, apparaître ici. Pourtant, il n’est pas question de la web-série ici, mais de romans. Car Fabien Fournier ne s’est pas contenté de raconter l’histoire de ces joueurs de MMORPG (Massively Multiplayer Online Role Playing Game = Jeux de Rôle en Ligne Massivement Multi-joueur) uniquement en vidéos… Ni même seulement en vidéos et en romans !

Fabien Fournier (1982)

A trente ans tout juste révolus, Fabien Fournier fait partie de ces auteurs propulsés par leurs passions, lesquelles ne s’exercent pas spécifiquement dans le domaine de la littérature et même rarement dans ce domaine en premier lieu. Ces auteurs-là ont choisi d’exprimer leur créativité sur différents médias. On pourrait parler de multimédia mais on risquerait de confondre avec une appellation utilisée dans le domaine de l’informatique. Fabien se définit lui-même comme un auteur cross-media, un anglicisme que l’on pourrait traduire par « croisement de média » et où la déclinaison d’une même trame narrative est réalisée et diffusée sur plusieurs média simultanément. A l’étranger, notamment aux Etats-Unis et au Japon, c’est un procédé très répandu. Mais attention, il ne s’agit pas de raconter la même histoire sur différents média, ce qui porte le nom d’adaptation, mais bien de raconter des morceaux d’une même histoire sur tel ou tel média et d’autres morceaux sur d’autres, si bien que pour embrasser la totalité de l’œuvre, il faut parcourir tous les médias concernés.

Dans le domaine créatif, Fabien Fournier est autodidacte. Il puise son inspiration dans la culture de son temps, les mangas, les japanimations, la fantasy, le cinéma fantastique qui a le vent en poupe, le jeu vidéo et plus particulièrement le jeu de rôle en ligne, etc.. Le plus gros de son œuvre est basé sur un univers qu’il a imaginé et créé de toutes pièces, Olydri, et qui se trouve être le contexte du MMORPG auquel jouent les personnages de ses romans. C’est la première œuvre d’importance traitant aussi ouvertement de l’univers du jeux de rôle en ligne. Le plus connu de ces jeux à ce jour est World of Warcraft qui a été largement décrié par les médias pour son caractère addictif impactant sérieusement la vie sociale de ceux qui y jouent. Sans être le thème principal du récit de Fabien, cette problématique sociale en constitue néanmoins la toile de fond, mais l’auteur lui donne un caractère et un cachet qui rend justice aux bons côtés du jeu, sans en occulter les mauvais pour autant, un véritable jeu d’équilibriste en somme.

Fabien Fournier a encore de quoi nous étonner, car Noob est loin d’être « terminé ». C’est l’oeuvre de 13 ans de travail et encore le sujet de nombreuses créations à venir.

Attention au lag !…

Sébastien pestait, s’acharnant sur un clavier qui ne lui avait rien fait, et beuglant des insanités devant un micro qui retransmettait l’intégralité de ses propos sur le canal audio-phonique d’Horizon 1.0. Fort heureusement, personne ne pouvait l’entendre. Ni au travers du jeu à cet instant, ni dans la maison dans laquelle il se trouvait dans la mesure où il y était seul en ce milieu d’après-midi du mercredi. C’était l’avantage des mercredi après-midi. Pas de parents pour lui rappeler de faire ses devoirs et de ne pas trop jouer. Hélas, le mercredi après-midi était aussi le jour de la semaine où d’autres adolescents de son village de campagne consommaient la pauvre bande-passante de l’internet local desservi par une borne ADSL bien trop sollicitée. Il finit par retrouver presque instantanément son calme. A nouveau son avatar progressait normalement.

Un texte s’afficha sur la fenêtre du canal de la guilde Mass-Mystery :
– Keske tu fish ?

Bien qu’orthographiquement incorrecte, cette phrase ne choqua pas plus que ça Sebastien. Pour des raisons de simplicité, la plupart des joueurs d’Horizon 1.0 de son âge usait du langage SMS, une forme abâtardie de la langue de Molière réduite à sa plus simple expression phonétique quand des abrégés  des acronymes, des anglicismes et autres barbarismes ne suffisaient pas à diminuer le nombre de caractères constituant les échanges. Un procédé imaginé dans le seul but d’écrire plus vite dans le moins d’espace possible. Cela dérangeait singulièrement les joueurs plus âgés et plus respectueux de l’orthographe. Mais chez Mass-Mystery, la moyenne d’âge relativement basse avait rapidement permis de s’entendre sur ce point.

– Vous m’entendez plus ?, s’inquiéta Sebastien à haute voix.

Mais l’absence de réponse tant sonore que scripturale semblait vouloir dire « non ». Un coup d’œil sur Rafistole, le prêtre qu’il incarnait à travers l’interface du jeu, lui donna un indice sur ce qui avait pu se passer. Car il se trouvait dans l’eau d’un lac et avait apparemment chuté du haut d’une falaise, fort heureusement sans dommage pour son personnage. Quoique… Ce faisant, il avait abandonné par accident ses compagnons en plein combat alors qu’il était le seul soigneur du groupe. Aujourd’hui, les Montagnes de Lassiera étaient particulièrement actives. Sans doute un résultats des quêtes d’introduction de la mise à jour 1.1 d’Horizon que son équipe essayait de terminer.

– Sava. Je sui tomber, écrivit Sébastien à son tour sur le canal de guilde.

Il n’était même pas conscient de faire des fautes, comme la plupart des jeunes de son âge. Et puis, ce n’est pas dans la guilde Mass-Mystery qu’on le reprendrait sur ce point. Et ce n’était pas sa préoccupation du moment. Comme il venait de chuter d’une falaise et qu’il n’avait pas moyen de remonter par le même chemin, il lui fallait vite trouver une voie pour sortir de ce lac et retourner sur le chemin que son groupe empruntait avant de tomber sur une horde de Sansâmes. La proximité des personnages dans l’univers virtuel d’Olydri permettait de se parler à haute voix. Dès que l’on s’éloignait, les sons du canal vocal n’étaient plus perceptible. Cette option aurait pu être désactivée, mais le chef de la guilde Mass-Mystery l’avait imposé. C’était un féru de roleplay et pour lui, l’immersion dans son personnage au sein du jeu était essentielle. Elle était pourtant loin d’être totale. Le personnage de Llewella que le chef incarnait, une plantureuse créature, paladine de son état, avait une voix très masculine et graveleuse de surcroît. L’avantage d’un jeu en ligne était de pouvoir y interpréter ce que l’on voulait. Mais pour le réalisme…

Concentré sur son retour auprès des siens, Sébastien se prêtait tout de même au jeu de l’immersion. Et seul dans un lac inconnu, il n’était pas sûr qu’il soit prudent d’y rester plus de temps que nécessaire. Partout sur Olydri, les monstres grouillaient, parfois hostiles au point d’attaquer à vue le moindre passant isolé ou non. Aussi Rafistole se hâta-t-il de nager vers la berge. Il évalua rapidement le terrain pour déterminer l’endroit où il avait le plus de chance de trouver une paroi praticable pour remonter et sortit de l’eau pour commencer son ascension.

– Grouille. On se fé défoncé !, rédigea le chef de Mass-Mystery sur le canal de guilde.

Pas de temps à perdre. Son groupe aux prises avec les Sansâmes ne tiendrait pas longtemps sans soigneur, un rôle essentiel à tout groupe de joueurs dans Horizon. Un rôle pour lequel il était très difficile de trouver des joueurs dans le jeu, car c’était le plus dur à tenir et le plus ingrat à jouer. Sébastien l’ignorait quand il avait créé son premier personnage sur Olydri. Mais il avait appris à aimer son personnage actuellement niveau 22 sur les 100 que l’on pouvait atteindre. Ce qui représentait déjà un temps de jeu considérable, un investissement loin d’être négligeable pour abandonner ce personnage et en faire un autre depuis le niveau 1.

Avant de croiser les Sansâmes, le groupe de Rafistole avait vu un groupe de joueurs de l’Empire, la faction ennemie de la Coalition à laquelle il appartenait  courir entre les montagnes. Le chef de guilde avait ordonné qu’on se prépare à les attaquer, ainsi qu’il faisait toujours lorsqu’il croisait des joueurs de la faction adverse. Un rapide contrôle avait permis d’identifier le niveau de l’ennemi, beaucoup plus bas que celui des Mass-Mystery, ce qui ne semblait pas possible à moins de tomber sur des joueurs débutants, et ce qui présageait un combat rapide au résultat sans appel. Jusqu’à ce que surgisse une marée de Sansâmes qui semblaient poursuivre ces joueurs, horde dont se détacha un groupuscule pour les agresser eux.

C’est là que la connexion internet de Sébastien avait fait des siennes. Victime du décalage entre les informations gérées par le serveur informatique du jeu et son propre ordinateur, un décalage appelé communément « lag » par les joueurs en ligne, il avait perdu le fil des événements et au lieu de suivre son groupe en cours de repli, s’était jeté par la falaise pour tomber dans le lac en contrebas.

Rafistole était enfin revenu sur le chemin et remontait la pente en direction de son groupe. Il les appercevait déjà et les échos de l’affrontement ainsi que les ordres du leader étaient maintenant audibles via le canal vocal.

– J’arrive, cria le soigneur.

Dès qu’il fut à portée, et en visant précautionneusement ses alliés, Rafistole ponctua son premier sort de soin d’un « hansaplastoum » sonore. Il n’eut pas l’occasion de voir le résultat de son action, car les personnages du jeu, les membres de la guilde comme les Sansâmes, se mirent à se déplacer de façon erratique comme s’ils se téléportaient de point en point. Rafistole stoppa dès qu’il put sa progression et tenta de regarder autour de lui pour voir où il en était. Sébastien dut proférer quelques cris rageurs audibles sur le canal vocal à propos du lag avant de constater que Rafistole venait à nouveau de chuter de la falaise dans l’eau du lac.

Le MMORPG dans Noob

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Photo de famille des Noob autour d’un invité d’exception

Le sujet principal de Noob est le MMORPG. C’est un point important, car l’univers du MMORPG Horizon est Olydri, mais ce monde imaginaire n’est pas l’objet du récit, pas plus que ne l’est l’histoire des joueurs eux-même dans notre monde réel. C’est un savant mélange de tout ça, où le jeu impacte la vie des joueurs, où le jeu est un lieu de rencontre social, à la fois la scène et le théâtre d’une double vie. Le lecteur de Noob, dans le cas des romans (mais c’est aussi vrai dans la web-série ou les bandes-dessinées), est spectateur de deux histoires, celle des joueurs et celle de leurs personnages, et en cela, Fabien Fournier est un précurseur. Car le thème du MMORPG a déjà été abordé avant que Noob n’apparaisse mais jamais sous cet angle. Aux Etat-Unis, une web-série appelée The Guild a fait le buzz. Sa thématique était identique, mais la vie des personnages et le jeu lui-même n’était pas du tout abordé. Cette sitcom se basait uniquement sur la vie des joueurs et leurs interactions à travers le jeu (sans les montrer) ou dans la vie réelle (et ils avaient la chance d’habiter la même ville).

Dans Noob, la caméra ou le récit du roman se tourne vers les joueurs à travers le jeu et finalement plus souvent à travers le jeu que dans leur vie réelle. Et c’est l’avantage quand on voit la web-série, on comprend mieux de quoi il est question, car les acteurs sont à la fois les avatars dans le jeu et les joueurs devant leur écran. Là où on sent la fiction pure s’emparer de ce principe, c’est quand on connaît déjà un peu ce milieu particulier du jeu vidéo, et que l’on sait qu’un vrai jeu aussi développé et performant soit-il n’accorde pas autant de liberté d’action et de réalisme que le montre Horizon.

Bâti sur une architecture fondatrice de MMORPG à la coréenne (la progression en niveau, le farming, les quêtes, etc.), mais disposant de technologie et d’une construction narrative beaucoup plus développée, Horizon est à cheval entre le véritable MMORPG tel qu’on le connaît, et ce que pourrait être un jeu interactif de ce genre si l’on voulait en renforcer l’immersion à l’extrême. Ça peut faire rêver le joueur que je suis, mais jusqu’à un certain point, ça n’est pas crédible. Toutefois, c’est une approche qui se veut suffisamment libre et anticipatrice pour donner des idées dont les jeux futurs pourraient bien s’inspirer.

Il faut quand même admettre qu’Horizon est une sorte d’utopie du MMORPG, non pas dans sa conception ou son contenu, mais dans la manière dont les joueurs voient et vivent le jeu. Les véritables jeux en ligne sont hélas beaucoup plus impersonnels et beaucoup moins sociaux qu’Horizon, et aussi beaucoup plus chaotiques dans ce qui s’y passe. Dans Noob, les joueurs ont l’opportunité de vivre ce qu’ils veulent sans être véritablement dérangés par les milliers d’autres joueurs qui se connectent dans le même univers qu’eux. Même si la plupart des MMORPG tendent à améliorer en continue l’expérience de jeu personnelle, aucun n’atteint la relative sérénité d’Horizon.

Ah oui, il est bon d’ajouter que pour parfaitement comprendre le sujet, « noob » est une forme abrégée et péjorative de « newbie » qui signifie « débutant » et qui est fréquemment utilisée dans le milieu des joueurs de MMORPG. Le fait qu’une guilde en ait fait son nom est emblématique dans le contexte.

Noob, saison 1.5 – La Pierre des Âges

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Couverture de Noob saison 1.5 aux Editions Octobre

« Grande agitation dans l’univers virtuel de Horizon 1.0 : une mise à jour arrive ! Pour la plupart des joueurs, c’est la promesse de nouveaux défis à relever, d’exploits à associer à leurs noms, et d’artéfacts légendaires à remporter… Mais pour les membres de la guilde Noob, c’est avant tout une chance inespérée de perdre leur réputation de loosers. Et pour cause : une série de quêtes secrètes a été implantée pour quelques jours seulement ; croisade dans laquelle n’importe qui peut se lancer, sans distinction de niveaux, de classes ou même de talents ! Déterminés à remporter la récompense promise, aussi mystérieuse que convoitée, Arthéon, Gaea, Omega Zell et Sparadrap s’aventurent dans des régions du monde d’Olydri où leur survie est menacée à chaque instant… Que faudra-t-il craindre le plus : les terrifiants mages noirs, ou les boulettes commises par les membres de la guilde Noob ? »
Quatrième de couverture de Noob, saison 1.5 – La Pierre des Âges, aux Editions Octobre, sorti en 2009.

Fabien Fournier raconte ici, un peu sous forme d’un intermède, la transition entre la saison 1 et la saison 2 de sa web-série. C’est une histoire indépendante qui permet de faire connaissance avec les personnages et l’univers d’Olydri et du jeu Horizon sans avoir connaissance des autres média. En outre, le support roman offre une plus large marge de manœuvre que la vidéo pour raconter des événements et des combats qu’il serait difficile de mettre en image sans avoir un budget hollywoodien. Ceci sans compter la richesse d’un texte qui en dit parfois plus long que l’image sur la teneur et le contexte de l’univers de jeu.

Avec ce premier tome, l’auteur nous entraîne à la découverte du passé d’Olydri, une découverte vécue par la guilde Noob dont chaque membre est rempli de défauts tels qu’on se demande comment ils peuvent jouer ensemble. Les joueurs sont de forts caractères régulièrement en opposition et campant effrontément (ou inconsciemment pour l’un d’eux) sur leurs positions, ce qui menace leur progression dans le jeu, raison pour laquelle la guilde a une si sale réputation de looser dans la communauté des joueurs d’Horizons. C’est un récit humoristique, car outre l’effet comique induit par le décalage entre le sérieux de l’histoire d’Olydri et le comportement des joueurs de notre époque, s’ajoute un comique de situation induit par les particularités d’un jeu en ligne, ce que ma petite fan-fiction plus haut retranscrit en somme.

D’un point de vue contenu, l’intrigue est des plus rudimentaires. L’histoire est linéaire, facile à suivre et rapide à lire. Le style est quant à lui relativement fluide. Mais on ressent un petit manque d’expérience et on retrouve des tournures assez lourdes, et des constructions parfois un peu répétitives. Il reste aussi quelques coquilles dans le texte. Cela étant, ça ne nuit pas à la qualité de l’ensemble. Il ne faut pas s’attendre à y trouver un récit palpitant. Si la quête dans laquelle les joueurs de la guilde Noob se sont engagés suscite un peu de curiosité, la manière dont les événements s’enchaînent est globalement sans surprise.

Inspirations

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Tome 1 de la BD Noob chez Soleil

Je l’ai déjà largement introduit avant. A savoir que Noob est sa propre source d’inspiration. Aujourd’hui, c’est une web-série en cinq saison (la cinquième en cours de réalisation), un cycle de romans encore inachevé constitué pour le moment de 4 tomes, un cycle de bandes-dessinées encore inachevé constitué de 7 albums, un jeu vidéo de type RPG en cours de conception, et en prévision, une trilogie de films pour lesquels des fonds sont récoltés par financement participatif (crowdfunding sur Ulule), ceci ne constituant qu’une première période de production, puisqu’il est question de continuer à enrichir cet univers dans les années à venir.

La BD est un support intéressant car, beaucoup plus axée sur l’humour et le visuel, elle s’écarte radicalement de la web-série sur ce point. Ce média permet de voir des facettes encore différentes d’Olydri, moins riches sur le plan du background par rapport aux romans, mais plus remarquable sur le plan visuel à un niveau que la web-série ne peut pas se permettre. En un sens, elle constitue le média intermédiaire idéal entre le roman et la web-série avec toutefois un format sketch beaucoup plus proche de cette dernière.

Dans tout ce qui est publié, l’accès à la web-série et aux futurs films est gratuit. Ils sont diffusés en streaming sur des chaînes internet (Wat TV et YouTube) et sur la chaîne de télévision Nolife. Cela étant, il est aussi possible de les acquérir sur un support fixe comme des DVDs qui eux sont commercialisés dans les circuits de ventes traditionnels. Bien entendu, les romans et les BDs sont payantes. En fait, la web-série est à la fois le produit publicitaire et le résultat auquel les autres média participent en terme de financement, ce qui permet à cette oeuvre de se développer en circuit fermé sans l’apport de financements extérieurs et qui laisse l’auteur totalement libre de faire ce qui lui plaît.

Conclusion

Noob est suivi par un nombre important de fans, et laisse une trace conséquente dans le paysage audiovisuelle français de la communauté geek. Toutefois, cette œuvre ne touche qu’un nombre limité de personne. C’est une niche culturelle qui n’est pas « tout public » (pas pour une question d’âge, mais de culture) et qui n’est pas facile d’accès pour les non-initiés. Malgré tout, Noob porte un regard nouveau sur ce loisir malmené par « les bien pensants » de notre société, puisqu’il s’attache à son essence et en montre beaucoup d’aspects positifs. Attention toutefois, car Noob est une distraction et non une étude sociologique.